Réalisé par Jacques Goldstein, ce documentaire, République de la malbouffe, est inspiré par Xavier Denamur, un restaurateur parisien auteurs de tribunes très intelligentes et justes contre la baisse de la TVA sur la restauration (il avait raison ! ), et de l'examen de « porte monnaie au rayon X » de gros contribuable.
Xavier Denamur, restaurateur engagé, qui fut jusqu'à récemment actionnaire minoritaire de Rue89, a produit ce film pour dénoncer une tendance lourde : l'industrialisation croissante de la chaîne alimentaire, jusque dans les grands restaurants, et le poids des lobbys sur la réglementation.
Cet extrait du film, narre la rencontre avec Jacques Borel dont le nom était autrefois synonyme de fast-food. Dans l'aile ou la cuisse, Tricatel interprété par Julien Guiomar est librement inspiré de l'industriel français Jacques Borel, baptisé à l'époque le «Napoléon du prêt-à-manger ».
L'extrait est proprement génial et assez représentatif du cynisme capitaliste de situation. L'analyse de Borel est intelligente et fondée, ses conclusions sont cyniques et obscènes.