19 mars 2012

Connaissez-vous Marie-Pierre et Michel Troigros ?

La Grande Maison
jardin miroir - tables de bois caramel - photo BV
A Roanne (42) on la nomme la Grande Maison. La salle à manger de la Maison Troigros vient tout juste de faire peau neuve. L'expertise de Marie-Pierre Troigros au service de l'épure. Des sièges de Pierre Paulin aux tons de granit chinés, du bois caramel, de la tarlatane mousseuse de la ville voisine Tarare, des ronds et demi-lunes, tout un univers au service de la cuisine géniale, acidulée, épatante, feu d'artifice de son cher Michel.

la robe dérobées des tomates, comme une jupe d'organza soulevée par le vent - Photo BV
lumières, éclats, acidulés, cambrés - Photos BV
raviolis noix et persil frissonnant dans l'eau salée
ali baba aux couleurs de rêves - Photos BV
Michel et César, le fils - Photos BV

18 mars 2012

Connaissez-vous Fulvio Bonavia ?

design moi un accessoire ...


Photos copyright Fulvio Bonavia


A découvrir, Fulvio Bonavia, maître du food art.

17 mars 2012

Connaissez-vous le salon du Livre ?


On ne parle pas la bouche pleine !

On ne parle pas la bouche pleine !

Syndiquer le contenupar Alain Kruger, France Oberkampf et Bruno VerjusLe site de l'émission
Emission On ne parle pas la bouche pleine !
le samedi 17 mars en direct de 12h à 12h30

Benacquista all'arrabiata 0

17.03.2012 - 12:00
On ne parle pas la bouche pleine ! invite à la table du Salon du livre le romancier et scénariste Tonino Benacquista.
A écouter pour la première fois en direct 

16 mars 2012

Connaissez-vous le Jaja Club ?

Jaja Club c'est le 19 mars

Photo BV
A l'initiative de Julien Fouin, ce club est animé par Laure Gasparotto, éminente et charmante spécialiste du vin au journal Le Monde et Dominique Hutin, baroudeur oenophile sur les ondes de France Inter. Ces deux journalistes flânent dans les caves, vagabondent dans les vignes et dégustent des breuvages inoubliables tout au long de l’année, les veinards, c’est même leur métier ! Alors, pour partager un peu leur soif et leur passion, ils nous font profiter de leur savoir, de leur expérience et surtout de leurs découvertes en nous apportant les meilleurs flacons de leurs sélections à partager en petit comité. Deux fois par mois, au restaurant Jaja, autour d’un dîner sympathique, ils nous débouchent quelques petits trésors de derrière les fagots. C’est l’occasion unique d’apprendre à déguster des bons vins, découvrir des cuvées insolites et voyager dans le monde de Bacchus où le plaisir n’a pas de limites.


Achat en ligne avec votre carte de crédit sur notre site internet www.jaja-resto.com ou nous envoyer un chèque à Club des amateurs de Jaja, 3. rue Sainte-Croix de la Bretonnerie Paris 4. contact@jaja-resto.com t. 01 42 74 71 52

15 mars 2012

Connaissez-vousle carnet Omnivore 2012 ?

Dévoration


Le carnet des tables sincères illustrant la diversité de la cuisine en France. En vente ICI



factuel
Un jour il faudrait publier le mot à mot de la genèse d’un ouvrage comme le Carnet Omnivore – ah oui ! on ne dit plus Carnet de route Omnivore, mais Carnet Omnivore pour alléger aussi, arrêter de se prendre les pieds dans le tapis des adjectifs. Publier ce work in progress où la somme de nos expériences – 40 ans de métier à deux au compteur, ça commence à peser – croiser les incertitudes, les fébrilités. C’est parfois très harmonieux la genèse d’un Carnet. C’est parfois, aussi, de bon coups de gueule et d’incompréhension.
Mais rarement au fond. Après ce soir là, chacun est retourné dans son coin ruminer les pistes et informations échangées. L’artistique a condensé des images, couleurs, tracés. Les premiers rought sont tombés sur le bureau (enfin le mac affalé dans un fauteuil) de l’éditorial. C’était immédiatement bon et beau. Plus besoin de se parler. On dit simplement OK. Maj a dit : « bon ben y’a plus qu’à se mettre au boulot ». On est parti sur la route, en quête, toujours un peu brinquebalant entre la joie de (re)découvrir des tables et l’incertitude de boucler un budget qui, dans le merveilleux monde de l’édition  - qui périclite inexorablement - donne toujours des sueurs froides. 
On se dit à quoi bon, on se dit on y arrivera pas. 
Luc Dubanchet


14 mars 2012

Connaissez-vous Hannah Collins ?

De la terre à l'assiette

Photo copyright Hannah Collins

A la suite d'une série de conversations avec Ferran Adrià - le fondateur du restaurant elBulli - sur le thème de l'importance de s'approvisionner en produits naturels, avec une qualité haut de gamme, Hannah Collins a entrepris un voyage à travers l'Europe, l'Amérique Latine et le Japon pour retracer l'itinéraire d'une trentaine de produits de base depuis leur origine jusqu'aux cuisines d'El Bulli

La mémoire et le contexte sont les clés pour comprendre les créations de ce chef, comme on peut le déceler dans les images issues de ce voyage culinaire. Les photos capturent ainsi le lieu d'origine, le processus de transformation et la préparation dans la cuisine de chacun des ingrédients, dont la plupart sont produits par de petites entreprises familiales.

En illustrant la création de 35 plats par le chef catalan ces photographies dressent ainsi le portrait des anémones de Cadix, du kudzu japonais, du miel des abeilles nomades d'Italie ou des pins des Pyrénées, entre autres matières premières issues d'une grande diversité géographique. Dans ce processus, ces mets régionaux délicats sont assimilés à un langage culinaire beaucoup plus large.


The Fragile Feast 07 fév.-18 mars 2012

12 mars 2012

Connaissez-vous la viande ?

Oh la vache ...
Michel Brunon - Photo BV

Le boucher d'Asnières sur Seine, Yves Marie Le Bourdonnec, publie l'Effet Boeuf1. Dans cet ouvrage, le boucher à l'enseigne des Couteaux d'Argent proclame anathèmes, vérités et chiffres. Il souligne, selon ses termes, « l'œuvre d'un boucher en colère, d'un indigné. » Au fil des pages, l’on découvre une succession d'idées habilement liées aux chiffres comme ceux concernant les 9,8 milliards d'êtres humains qu'il faudra bien nourrir en 2050... ou les 95% de la viande commercialisée, baptisée bœuf alors qu'il s'agit de vache. Ce boucher médiaphile dénonce l'abus de position dominante des groupes – Bigard/Socopa ou Jean Rosé – pliant les prix d’achat des bovins (3,20 € du kilo...), encourageant ainsi une constante dépréciation du travail des éleveurs et de la qualité des bovins. Il tire à boulet rouge sur les effets néfastes de la politique de subventions de la PAC (Politique Agricole Commune), n'hésite pas stigmatiser quelques races bovines, les jugeant désormais inadaptées à la production de viandes : Charolaise, Maine-Anjou, Limousine ou la Blonde d'Aquitaine — sa bête noire. Frondeur, il n'hésite pas à jouer les iconoclastes en sacrant la viande anglaise « meilleure du monde » ! Il l’est encore lorsqu’il élève à la modernité et au bon goût le statut des races mixtes et précoces, nourries simplement à l'herbe, comme l'Aubrac, l'Hereford ou l'Angus — qu'il porte au pinacle.



Conjonction de situation et d'époque, la viande débarque au cœur du débat politique avec le télescopage de deux polémiques. La première concerne le lien entre la malbouffe et l'élevage des bovins, dénoncée avec l'opus du boucher Yves-Marie Le Bourdonnec. La deuxième, initiée par le débat oblique de Madame Le Pen qui habille de dialectique viandes et religions.

Voici l'occasion de faire un point complet sur cette chaîne protéinée. Des races bovines jusqu'à leur abattage et consommation, en passant par l'élevage et le métier de boucher. Une façon de produire du sens pour nos assiettes et nos bouchées.

La France possède la plus grande diversité de bovins au monde. Mais qui connaît encore les races : Armoricaine, Aure et Saint-Giron, Bordelaise, Bretonne Pie Noire, Maraîchine, Nantaise, Rouge Flamande, Jersiaise, bleu du Nord, Lourdaise, Vosgienne ou même Créole ?

Le jeune boucher et éleveur de Saint-Mihiel en Meuse, Alexandre Polmard, confirme cette nécessaire diversité : « Avant de nous lancer dans l’élevage d'une race plutôt que d'une autre, nous avons sélectionné plusieurs jeunes bovins de races diverses et âgés de 4 à 5 mois. Puis nous les avons élevés sur notre terroir, observés, enfin goûtés... Nous avons sélectionné la Blonde d'Aquitaine pour ses qualités d'adaptation à nos terres et climat et à notre façon de travailler ». Respect de la biodiversité, des coutumes, de l'histoire, des savoir-faire, voilà qui tombe sous le sens pour ce boucher fulgurant de 22 ans.
La qualité d'une viande semble dépendre moins de sa race que de sa sélection, de son acclimatation et du savoir-nourrir des producteurs. Le sexe, l'âge, la conformation, la génétique (les parents), la finesse des poils et du cuir importent ; une somme de critères objectivement tournés vers la qualité de la viande pour un éleveur respectueux.

Arguant des coûts d’élevage, Yves-Marie Le Bourdonnec prône le retour au tout herbe pour les vaches. L'herbe ne coûte rien, elle croît subspontanément sur les 11 millions d'hectares de pâturages que compte la France.
Idée séduisante et naturellement médiatique... Pas si simple pourtant. L'herbe offre un équilibre alimentaire parfait pour les bovins... trois mois par an. L’'été, en juin, juillet et août. Les neufs mois restants, l'herbe trop riche en azote - herbe digérée valant protéine d'azote - se voit dégradée en ammoniac par les bactéries digestives des bovins. Son excès entraîne une entérotoxémie et la mort de l'animal… le ventre gonflé comme une montgolfière.
L'expérience d’éleveurs montre qu'une bonne alimentation du bovin réside entre un équilibre jouant sur herbe pour 60% de son alimentation, paille (de triticale, blé, seigle...) – protéines énergétiques - et des compléments divers et variés comme les légumes racines et les céréales.

Equilibre aussi pour l'abattage de ces animaux bien élevés. En France, l'on dispose de deux types d'abattages, l'un dit « par étourdissement », l'autre par « égorgement » et donc « halal 2».
Âmes sensibles s'abstenir... Dans les deux cas, les bêtes sont conduites à la bouverie (le lieu physique de leur mise à mort). Un anneau est posé sur l'œsophage de façon à contrer les reflux gastriques.
L'étourdissement : un pistolet à air comprimé, le matador, propulse une broche - un piston métallique - à une vitesse moyenne de 50 m/s (180 km/h). Le matador étant en contact avec la tête de l’animal, cette broche perfore le crâne et pénètre le cerveau. De quoi rester étourdi en effet devant cette imposture de terminologie. L'animal est ensuite aussitôt égorgé.
Dans le cas Halal, l'animal est rapidement retourné sur le « travail », la plateforme mécanique située dans la bouverie, et instantanément égorgé. Des tests d'encéphalogrammes on été pratiqués dans les deux cas et montrent une absence de souffrance analogue. N'en déplaise au philosophe australien Peter Singer, auteur de La Libération animale (Animal Liberation), qui défend dans ce livre l'importance des animaux non-humains et la considération inégale des intérêts des animaux.

Le choix de l'une ou l'autre méthode d'abattage répond bien sûr à des impératifs. De cultes pour le halal et plus pragmatiquement à des principes d'organisation, de cadences et de taille des abattoirs. Il faut savoir que la réglementation impose un tri des bêtes, séparant les moins et les plus de 40 mois. On imagine facilement l'impossible sous-catégorisation entre les moins de 40 mois halal et non halal et les plus de quarante mois « étourdies »… De ce fait les abattoirs appliquent la règle du licite : le halal. N'en déplaise aussi à Madame Le Pen et ses approximations intentionnelles.

Les bouchers, il ne s'agit pas de les voir courir les prés et les champs à la recherche de la bête ultime, comme les agences de relations publiques aiment à le faire croire aux gogos, par la scénarisation de storytelling3. Alexandre Polmard insiste sur les fondamentaux du métier. Le boucher doit savoir choisir une carcasse, la travailler entière de façon à en optimiser les coûts de revient et de vente. Il ne doit pas se contenter d'acheter, au prix où il devrait les vendre, des aloyaux en caisses. Le boucher doit valoriser tous les morceaux du bovin par son travail, son savoir-désosser, sa connaissance de la maturation. Voilà qui tombe sous le sens et qui pourtant aujourd'hui trouve écho chez seulement 15 % d'artisans. Michel Brunon, boucher depuis 30 ans au Marché d'Aligre à Paris, confirme : « Je n'ai pas de races favorites, je les aime toutes à la condition qu'elles soient bien élevées ». Avec humour il poursuit : « La mode est aux vaches « maigres », les bêtes grasses sont décotées à Rungis et notamment celles qui « grappent » (comprendre qui offrent des petites grappes de gras dans la carcasses). Pourtant, ces bêtes là sont les meilleures si l'on prend le temps de les maturer 4 à 5 semaines. » « Je les paye dans les 5 euros du kilo, ainsi je peux proposer du steak haché, avec 100% de muscle à moins de 10 € le kilo 4et des côtes de boeuf rassises à souhait pour une vingtaine d'euro du kilo. C’est le métier de boucher tel que je l'ai appris et enseigné aux jeunes apprentis : allier compétence, compétitivité et valoriser la culture du goût auprès de nos clients ».

Alexandre Polmard a étudié très sérieusement, et scientifiquement, la maturation des viandes. Il allie technologie, observations gustatives et analyses scientifiques :
« La maturation consiste en une dégradation des lipides, des protéines et des glucides. Cela permet d'attendrir la viande et de lui donner du goût. Pour obtenir une belle cuisson, il faut une réaction de Maillard : les acides aminés, en présence de sucres et à température élevée, brunissent en créant un composé semblable à l'humus. »
La maturation à température et atmosphère contrôlée permet, lors des deux premières semaines, à une première famille d'enzymes de couper les protéines en deux segments. Une autre famille rogne ensuite les segments et les brise en une multitude d'éléments. Après la cinquième semaine, les enzymes n'ont plus aucun effet sur les acides animés. Seuls les acides gras libres peuvent continuer à se maturer, mais aléatoirement et par oxydation. Innovant tout en respectant la tradition, Alexandre Polmard prône un « élevage » sous vide de ses viandes, pour une maturation en atmosphère contrôlée, régie par des courbes de températures précises. « En maîtrisant l’élevage de nos vaches Blonde d'Aquitaine abattues sereinement vers l'âge de trois ans et la précision de la maturation de nos viandes, nous offrons à nos clients le meilleur au meilleur moment, et cela de façon absolument régulière. »
Cet inconditionnel du goût prévoit de construire son propre abattoir, investissant plus d'un million d'euros pour tuer cinq bêtes par semaine. Alors que l'abattoir ne lui coûte aujourd'hui que 250 € par tête de bétail… « La quête de la qualité n'a pas de prix ou plutôt si, celui du bon goût ». L'on pense au chef triplement étoilé Alain Passard, qui produit l'ensemble de ses légumes dédié à son restaurant, L’Arpège, dans ses potagers. Le coût de production de son kilo de légumes frôle la centaine d'euros !

Drôle de pari alors que la France bouchère vogue à 85 % vers le tout venant, vendu sous barquettes filmées en supermarché. Le correct y côtoie l'indigne, sans aucune possibilité de distinction. Une loterie qui fait l'affaire des importateurs de bovins à bas prix en provenance du Brésil ou des USA, et leurs parcs d'engraissement - feed lots.
La solution préconisée par Yves-Marie Le Bourdonnec consiste à utiliser des bovins précoces et de races mixtes pour nourrir le mass-market. Elle semble porteuse de sens, sauf si l'on s’intéresse au prix de cession actuel de ces races précoces et « élevées à l'herbe », donc à coût zéro… Pas loin de 18 € le kilo à l’achat pour une Angus alors qu'une variété française très bien élevée et de grande qualité en vaudra 5 ! Il faudrait donc patienter vingt ou trente ans avant que la quantité ne fasse reculer les prix des ces bêtes rares.

Dans l'immédiat, la solution consiste à manger éthique et bon, fréquenter des artisans sincères, des commerçants porteurs de valeurs et de sens. Le pouvoir du consommateur réside dans le savoir où et comment consommer. Si vous n'achetez plus de viandes en supermarché – qui sont dans leur rapport de qualités nutritionnelles/goût plus chères que chez un artisan boucher, à l'exemple du steak haché cité plus haut – ils n'en vendront plus ou mieux, devront revaloriser leur offre.
Faisons mentir Jacques Borel, Le Tricatel du film L'Aile ou la Cuisse qui explique cyniquement dans La République de la malbouffe de Jacques Goldstein et du restaurateur Xavier Denamur l'avènement du burger et du steak haché par la démission des femmes au foyer.
Savez-vous que les viandes cuites longuement, ou bouillies comme pot-au-feu, bourguignons, daubes et autres plats mijotés, se confient volontiers au feu ? Elles n'exigent pas plus de travail et de temps que celui nécessaire pour bien griller un steak ! De plus, elles offrent les champs du possible des plats gamelles : elles se réchauffent, se transforment en salades, en Parmentier et autres plats de ménage du lendemain à l'économie oubliée. Vous aimez griller ? Pourquoi ne pas demander à votre boucher une basse-côte, un paleron ou du haché dans le haut-de-côte ? Voilà comment l'on peut déguster du carné de grande qualité deux ou trois fois par semaine de façon différente et raisonnable. La côte de bœuf de 2,5 kg demeure bien sûr l'exception. Elle mature d’abord dans les frigos de l'artisan boucher avant de maturer dans la mémoire du mangeur : le prix du souvenir ?

1 Aux éditions Michel Lafon, livre pamphlétaire écrit en collaboration avec le journaliste du Point.fr, Thibaut Danancher.
2 Licite à la loi Coranique
3 Le storytelling est une méthode utilisée en communication basée sur une structure narrative du discours qui s'apparente à celle des contes, des récits. Signifie littéralement : raconter une histoire.
4 Moins cher qu'au supermarché où le prix moyen rapporté à 100% de muscle se situe autour de 15 € du kilo.

Cet article est publié dans le magasine Omnivore. pour le trouver ... ICI

11 mars 2012

Connaissez-vous le palmarès Omnivore ?


Le palmarès Omnivore 2012

Dimanche, premier jour de l’Omnivore World Tour Paris, a été marquée par la présentation de la septième édition du Carnet de Route. La version 2012, consacrée entièrement aux tables de France, est aussi l’occasion, comme chaque année, de distinguer certains cuisiniers un peu plus que d’autres.
À tout seigneur, tout honneur, Alexandre Gauthier (La Grenouillère), a reçu le trophée Omnivore Evian/Badoit Créateur 2012. Avec l’architecte Patrick Bouchain, le chef de la Madelaine-sous-Montreuil a créé un lieu unique à l’image d’une cuisine qui l’est tout autant. Omnivore le suit depuis de nombreuses années et continuera à le faire. À noter aussi le trophée Omnivore Master, remis à Jean-François Rouquette, qui développe une cuisine à la fois simple et ambitieuse au coeur d’un palace, le Park Hyatt.
Stéphane Méjanes
Des Omnivorisés à retrouver, avec tous les autres, dans le Carnet de Route 2012.
EN VENTE SUR WWW.OMNIVORE.COM
356P. 22€
Le palmarès complet :
  • Omnivore Evian/Badoit Créateur : Alexandre Gauthier (La Grenouillère, La Madelaine-sous-Montreuil)
  • Omnivore Révélation : Guillaume Foucault (L’Artémise, Uzès)
  • Omnivore Nouveauté : Pierre Giannetti (Grain de Sel, Marseille)
  • Omnivore Mövenpick Plat Créatif : Sven Chartier (Saturne, Paris)
  • Omnivore Longévité : André & Tommy Chan (Au Bonheur du Palais, Bordeaux)
  • Omnivore de la Technique : Mathieu Viannay (La Mère Brazier, Lyon)
  • Omnivore Master : Jean-François Rouquette (Le Pur’, Paris)
  • Omnivore Maison : Emmanuel Renaut (Flocons de Sel, Megève)

10 mars 2012

Connaissez-vous la cuisine abominable ?


On ne parle pas la bouche pleine !

On ne parle pas la bouche pleine !

Syndiquer le contenupar Alain Kruger, France Oberkampf et Bruno VerjusLe site de l'émission
Emission On ne parle pas la bouche pleine !
le samedi 10 mars de 12h à 12h30

La cuisine abominable 0

10.03.2012 - 12:00
On ne parle pas la bouche pleine ! reçoit cette semaine les auteurs de La Cuisine abominable : Philippe Vuillemin etChristophe Casazza

La recette de Bruno Verjus : Ecervelée sauce barbare
Pour cette recette, se rendre avec circonspection chez un tripier de confiance. Lui demander s'il a de la cervelle et le vérifier par quelques questions élémentaires et suffisantes.
Connaissez-vous la composition chimique de la cervelle ? De l'eau, beaucoup (plus de 78%) du gras, des lipides (10%) et des protéines (8%) pour quelques pourcents des sels organiques et des glucides.
Acquérir cinq cervelles d'agneaux et les pocher à l'eau glacée pendant une dizaine de minutes. Le temps de détailler ciboulette, cornichons, câpres, estragon, feuilles de persil plat, feuilles de menthe.
Pour la sauce barbare, utiliser le lobe gauche ou droit d'une cervelle selon que vous êtes droitier ou gaucher. Le passer à l'aide d'une spatule dans un chinois... Cette passoire à fin tamis ainsi nommée pour sa forme de chapeau... chinois.
Dans un grand bol inox mélanger cette cervelle écervelée avec une cuillerée à soupe de moutarde forte (Dijon). A l'aide d'un fouet le monter en mayonnaise en incorporant l'huile d'arachide ou de tournesol gouttes à gouttes de façon à obtenir une texture très ferme. Ensuite vous pouvez augmenter la quantité d'huile à incorporer. Finir avec une cuillère à soupe de vinaigre blanc et le hachis d'herbes et condiments. Saler et poivrer. Réserver au frais.
Détailler les cervelles en deux lobes et les paner dans une farine de grain dur ou de sarrasin.
Les cuire dans un beurre chantant et clarifié jusqu'à obtenir un beau doré croustillant. Les réserver sur du papier absorbant et les disposer dans les assiettes de service. Pour relever le plat et la conversation accompagner de la sauce barbare.

Invité(s) :
Philippe Vuillemin, dessinateur
Christophe Casazza, journaliste

Connaissez-vous Terroir Parisien ?

Terroir caisse...
Photo BV
Ouverture ce samedi de Terroir Parisien, le bistrot de Yannick Alleno. Ce Chef rendait régulièrement hommage aux terroirs parisiens dans ses cuisines du Meurice à Paris. Chef triplement étoilé en 2007, cet homme pressé, gère et manage un groupe présent au Maroc, Liban, Emirats arabes, Chine et Taïwan. Homme de goûts et de communication il dirige YAM, le magasine de chefs.

Alors terroir, terme et concept à la mode dans la cuisine à l'égal de yuzu, microplane, citron caviar, cendre, espuma, mousse, fromage gelé râpé, pousses et graines micro-germées, feuilles sauvages aux noms extatiques, mets posés sur un bord de l'assiette ? Sans doute, Pour la Fête de la Gastronomie 2012, il devient thématique - le choix des votants sur le site ICI
Etrange en tous cas de considérer le terroir parisien comme Seul et Unique en le privant de ses singularités. Omission d'un S À TERROIR pour une meilleur soumission ? L'on notera que les artisans deviennent des acteurs ... et le chef un Dieu ? un metteur en Cène ?

Cuisine aquarium  - Photo BV
Terroir Parisien 
20 rue Saint Victor 75005 Paris
(c'est à la Maison de la Mutualité)
Tel + 33 1 44 31 54 54

09 mars 2012

Connaissez-vous le rendez-vous des sucrés ?

Kawaii

Photos BV

Organisé de main de maître par Philippe Di Méo et l’école Vantan, le sujet Kawai (qui signifie mignon en japonais) présentait des créations loufoques et ludiques de Christophe Michalak, Christophe Adam, Hughes Pouget, et bien d'autres…

08 mars 2012

Connaissez-vous le Goût du bio de Marie Chioca ?

Bio sens


Au nom du principe de précaution, avertissements, règles et lois se multiplient : « Ne mangez pas ceci, ne buvez pas cela... » 
Je vous propose un comportement bien plus efficace. Manger et boire des produits qui content une histoire indissociable de la terre, du ciel, des pâturages, des jardins, des rivières ou des océans... Des histoires de femmes et d'hommes, au service du goût et du bio manger. 
Le goût du Bio, ma cuisine gourmande partage le goût de Marie Chioca pour le bio. Jeune trentenaire et maman d’une grande famille, elle habite sa campagne et n'a pas son pareil pour dénicher un produit bio et le faire découvrir, en cuisine comme en photographie. Cette
« bio-convaincue » pratique une cuisine légère et saine, résolument gourmande - une cuisine aussi « bonne pour la forme que pour le moral ». 
Je suis tombé en amour avec le livre de Marie Chioca... page sept. J'y ai croisé le regard d'une vache jersiaise, ce petit bovin à robe fauve plus ou moins foncée, généralement unie ou pie. Il provient de l'île de Jersey, où il est élevé presque en autarcie depuis plus de 1000 ans. Un argument pour éclairer le choix de Jersey lors de l'exil de l'ogre Victor Hugo... Il devait apprécier fromages, yaourts et lait de jersiaise. Ce lait étant le plus riche de toutes les races bovines, avec un taux butyreux de 59 pour 1000 et un taux protéique de 41 pour 1000.Un très bon livre, présenté à la Cook Book Fair

Je suis l'auteur de la préface et ma rémunération consiste, à ma demande, en dix exemplaires de l'ouvrage.  Ils sont pour vous et vous seront adressés directement par l'éditeur. Alors à vos mails pour me dire : Quel est le pays qui offre le label bio le plus strict d'Europe ?
Réponses avec vos nom prénom, adresse complète et adresse mail sur les commentaires de ce post. Ces données ne seront pas publiées. Les gagnants seront informés par un  commentaire à la fin du jeux et vous recevrez le livre par la poste.

07 mars 2012

Connaissez-vous la Blonde d'Aquitaine de chez Polmard ?

L'ange de la viande

The angel of meat - Mark Ryden
La blonde d'aquitaine est issue du regroupement progressif et savant de la Garonnaise - issue de l'élevage de montalbanaise, agenaise, créonaise sur les terrasses de la vallée de la Garonne - de la Blonde du Quercy élevée sur les plateaux calcaires du Quercy et de la blonde des Pyrénées, une race mixte localisée en montagne sud du bassin aquitain issue elle -même de la blonde d'Urt, de la Béarnaise et de la Lourdaise. En 1962, pour des raison économiques, politiques et commerciales ces trois rameaux ont été fusionnés sous le vocable : "blonde d'Aquitaine". Il eut été plus juste compte tenu de l'histoire de cette appellation d'ajouter un S à blondes...

Le jeune boucher et éleveur de Saint-Mihiel en Meuse, Alexandre Polmard, a adopté cette blonde d'Aquitaine pour son élevage : « Avant de nous lancer dans l’élevage d'une race plutôt que d'une autre, nous avons sélectionné plusieurs jeunes bovins de races diverses et âgés de 4 à 5 mois. Puis nous les avons élevés sur notre terroir, observés, enfin goûtés... Nous avons sélectionné la Blonde d'Aquitaine pour ses qualités d'adaptation à nos terres et climat et à notre façon de travailler ». Respect de la biodiversité, des coutumes, de l'histoire, des savoir-faire, voilà qui tombe sous le sens pour ce boucher fulgurant de 22 ans. 

La qualité d'une viande semble dépendre moins de sa race que de sa sélection, de son acclimatation et du savoir-nourrir des producteurs. Le sexe, l'âge, la conformation, la génétique (les parents), la finesse des poils et du cuir importent ; une somme de critères objectivement tournés vers la qualité de la viande pour un éleveur respectueux.

Hier, j'ai goûté une côte de blonde d'Aquitaine maturée 5 semaines par Polmard. Il a étudié très sérieusement, et scientifiquement, la maturation des viandes. Il allie technologie, observations gustatives et analyses scientifiques : « La maturation consiste en une dégradation des lipides, des protéines et des glucides. Cela permet d'attendrir la viande et de lui donner du goût. Pour obtenir une belle cuisson, il faut une réaction de Maillard : les acides aminés, en présence de sucres et à température élevée, brunissent en créant un composé semblable à l'humus. » 

La maturation à température et atmosphère contrôlée permet, lors des deux premières semaines, à une première famille d'enzymes de couper les protéines en deux segments. Une autre famille rogne ensuite les segments et les brise en une multitude d'éléments. Après la cinquième semaine, les enzymes n'ont plus aucun effet sur les acides animés. Seuls les acides gras libres peuvent continuer à se maturer, mais aléatoirement et par oxydation. Innovant tout en respectant la tradition, Alexandre Polmard prône un « élevage » sous vide de ses viandes, pour une maturation en atmosphère contrôlée, régie par des courbes de températures précises. « En maîtrisant l’élevage de nos vaches Blonde d'Aquitaine abattues sereinement vers l'âge de trois ans et la précision de la maturation de nos viandes, nous offrons à nos clients le meilleur au meilleur moment, et cela de façon absolument régulière. »

Côte de vache de 3 ans cuite dans les règles de l'art avec une poêle en fer Minéral B De Buyer, chauffée et ponctuée de nacre de sel des Salines de Millac. J'offre à cette viande maigre une noisette de gras de rognon alors que le sel crépite, la côte s'y pâme...
Je n'ai jamais dégusté une telle viande. Texture de soie pour un grain fin, d'une absolue élégance. Goût prononcé de viande rouge, délicat, subtil ... chic ! et couleur carpaccio - au sens de ces rouges très particuliers que l'on trouve sur la couverture de Sainte-Ursule ou le corsage de la Vierge du peintre éponyme.
Une véritable découverte que cette viande élevée au pinacle de sa qualité.

Côte de blonde d'Aquitaine boucherie Polmard - photo BV 
Photo BV

06 mars 2012

Connaissez-vous le Festival Omnivore à la Mutualité ?


Le Festival Omnivore, désormais mondial, débute dimanche 11 Mars à Paris. Trois journées de Masterclass à la Maison de la Mutualité, près de la place Maubert. 
En voici le détail, de quoi satisfaire tous les appétits.

MASTERCLASS SALÉ
Pas de festival sans chef de cuisine. Pas de festival sans une programmation pointue et libre qui ne cesse au fil des mois (il faut un an pour la préparer) d’évoluer au gré des rencontres, plats goûtés, coups de cœur… 25 chefs se partagent cette année la scène du festival salé. Tous ont été choisis pour leur singularité d’auteurs, leur capacité à faire naître de nouvelles expériences en cuisine. Ils sont les plus pertinents dans leur métier pour Omnivore Paris 2012. Occasion unique des les rencontrer sur scène et dans les travée de la Mutualité.


MASTERCLASS SUCRÉ 
En trois ans, la scène sucrée s’est imposée au festival Omnivore. Comme une évidence : un restaurant ne peut pas vivre sans pâtisserie, un bec salé ne peut pas exister sans bec sucré. Albert Adrià, Patrick Roger, Christophe Michalak : la plupart des grands pâtissiers contemporains sont déjà venus présenter leur métier au public. Mais il reste encore beaucoup à explorer pour définir la pâtisserie de demain. La session 2012 partage sa journée avec les conférences/débat et s’annonce encore incontournable. 


MASTERCLASS CHOCOLAT
C’est la nouveauté 2012 ! Le chocolat trouve désormais toute sa place dans la quête de sens et de saveurs. Omnivore inaugure sa scène Chocolat avec quelques-uns des meilleurs experts du moment. Masterclass, conférences : trois jours de réflexion et d’échange autour du cacao, cette matière première qui suit l’état de la planète et nourrit les envies de ses contemporains. Comment le cultiver, comment le préserver, comment le magnifier : vous saurez tout avec 18 invités de renom ! 


CAFÉS-CONFIDENCES
En arrivant à Paris, qui catalyse une bonne partie de l’histoire de France culinaire, Omnivore se devait d’ouvrir une série de conférences sur le patrimoine. Plus exactement « les » patrimoines et ses composantes. Trois jours pour convier chefs mais aussi artisans, historiens, sociologues, communicants et entrepreneurs à un programme unique de rencontres interrogeant l’histoire, l’économie et les ressources humaines. Pour mieux préparer l’avenir.
VOIR LE PROGRAMME DES CONFERENCES

TASTINGS 
Pas de cuisine sans produits… Impossible donc de ne pas goûter à la source les matières premières et transformées par les plus grands fournisseurs de la restauration. Au troisième étage de la Mutualité, les producteurs et les grandes marques proposent sur les étales d’un marché indoor et dans une salle spécialement dédiée un tasting permanent pour s’ouvrir l’esprit et compléter les économats les plus exigeants. 


100% CE(UX) QUI RESTE(NT) AU 104
Exceptionnellement, Omnivore vous convie à l’une de ses fiestas les plus prisées depuis six ans. Car c’est une tradition chez Omnivore : la dernière soirée du festival, on l’improvise tous ensemble. Pas de menu, pas de thème. Simplement des amis, de la musique, de l’envie. Au résultat une free cuisine totalement déjantée, parfois loupée mais souvent grandiose. Orchestrée, heureusement, par le grand manitou du OFF depuis des années, le chef Fabrice Biasiolo.
c'est complet !

PALMES DE LA RESTAURATION 
Les 17ème édition des Palmes de la Restauration by Leaders Club France se dérouleront le mardi 13 mars à 18h00 dans le Grand Auditorium de la Mutualité. Chaque année, le Leaders Club France identifie et honore les concepts de restauration les plus innovants en décernant les Palmes de la Restauration. Qui sera la Palme d’Or 2012 ? 8 concepts en compétition présentés – Vote en direct. 

05 mars 2012

Connaissez-vous O'Breitz ?

noir désir

Photo BV
Un breton tout noir, en maillot rayé blanc et bleu comme dans un film de Jacques Demy. A croquer ! me confie une belle gourmande de chairs. A table, du frais livré au quotidien depuis Audierne : tartares de St-Jacques ou de loup, crêpes de sarrasin et le samedi langoustes, homards et huîtres à emporter vifs comme l'air iodé.

O’Breizh, restaurant/snack breton 
27 rue de Penthièvre, 75008 Paris
Tél : + 33 1 42 56 27 36