je te name
Je ne sais pas si vous avez remarqué, de plus en plus de cartes s'épanchent en name-dropping, les noms de produits ou de producteurs valant pour argument d'autorité. Alors, aveux d'impuissance, d'inutilité ? Tentative de correction du goût ? Poker menteur ?
Quelques artisans se retrouvent ainsi pris en otage de cartes : JT, HD, JLB, AB, JLP, ... des produits aussi : la pluma, le boeuf wagyu d'Espagne, la betterave tonda di chioggia, le sel de l'Himalaya, le beurre Bordier, le chocolat Valrhona, le yuzu, ... et le Voatsiperifery (l'imprononçable nom de baptème d'un petit poivre sauvage et délicieux de Madagascar). Le temps d'écrire ce post et le voilà déjà encarté ... chez la plus grosse branchouillerie de ce début d'année, flotteotrement : poire au jus de yuzu et poivre voatsiperifery. En même temps que voulez vous dire : c'est une poire, du jus de Yuzu (autre name dropping pour un produit magnifique frais et totalement galvaudé en jus conditionné - le seul que l'on trouve ou presque) et du poivre. Pas de quoi éternuer non plus ! Sauf que la poire ... c'est nous. A propos, pourquoi poire, c'est un peu no name ? et pas louise-bonne, coulesoif, beurré d'Alençon, téton de Venus, ou ICI
Un négociant en poivre, écrivain et habile en tables, invente des noms (qui n'existent que dans son imagination) et ensuite peut tracer habilement ses foodvictims. A suivre donc ...
Tout ceci n'est pas sans me faire penser au Chef du Repaire de Cartouche, qui sourire en coin et sur le même sujet annonçait : "moi je fais de la grande cuisine, je viens de racheter les casseroles à Robuchon !".
Tout ceci n'est pas sans me faire penser au Chef du Repaire de Cartouche, qui sourire en coin et sur le même sujet annonçait : "moi je fais de la grande cuisine, je viens de racheter les casseroles à Robuchon !".