18 septembre 2012

Connaissez-vous les Bloggeurs escrocs ?

Drôle d'histoire survenue à David Rathgeber du restaurant l'Assiette à Paris. Un bloggeur se présentant comme l'auteur du site le plus visité en France lui demande trois couverts gratuits en échange d'une bonne critique sur son site ...


David refuse et se fend d'une lettre pour expliquer le pourquoi, extrait : "Cher Monsieur, Merci de l'intérêt que vous portez à mon restaurant. Mais voilà, je ne fonctionne pas de cette façon .
Je suis Artisan je travaille dur, plus 80 h par semaine avec 5 employés, j'achète des produits de très bonne qualité les fournisseurs ne m'offrent rien j'ai un loyer un crédit et des charges énormes. Tous les journalistes qui viennent chez moi paient leur addition."

Voici la réponse du chroniqueur... "appréciateur"

"Je pense qu'en matière de goujaterie vous êtes un phénix !
Oser venir me faire l'apologie de votre dur labeur, et vous afficher tel un « martyr » de la gastronomie, ou une « victime » de l'art culinaire, en me jetant à la figure le nombre d'heures passées à « servir », et satisfaire, votre clientèle (c'est, là, la moindre des choses pour un chef, ou alors on parle de « malbouffe » !), m'apparait pour le moins déplacé, voire totalement inacceptable pour un chef digne de respect !
Sachez que je « teste » environ 350 tables l'an, et que, jamais au grand jamais, je n'ai eu à enregistrer ce genre de fadaises !
Des chefs avec lesquels je me serais vertement expliqué, certes, il en a eu !
Mais un chef, un « vrai », qui viendrait tenter de me culpabiliser tout simplement parce que je l'aurais « extirpé » de son traintrain quotidien, et que je lui aurais proposé (ô sacrilège !) de procéder selon une certaine équité, est-ce à dire, ce que je pratique à longueur d'année (hôtels et restaurants inclus), la gratuité des services apportés par chacun des intervenants, celui-là même ne mérite pas mon attention !
Vous n'avez rien compris à ma démarche qui consiste à ce que chef, comme chroniqueur, fournissent le meilleur d'eux-mêmes sans qu'il fut, le moins du monde, question de rémunération !
L'équité, vous dis-je, et rien que l'équité !
On aurait tendance à envisager, à vous lire, que vous seriez le seul à travailler et à « peaufiner » la quête d'une (relative) perfection !
Je me moque royalement que des journalistes (les imbéciles !) viennent chez vous rémunérer une prestation, et vous offrir, de surcroît, gracieusement, le fruit de leur travail, dés lors que vous n'auriez, de votre côté, pas le moindre respect quant à leur rédaction !
A vous « entendre », il suffirait de payer pour avoir l'autorité de vous critiquer !
Eh bien, sachez que je n'aurais nul nécessité à venir, tel que vous l'imagineriez, « profiter » de votre créativité (j'ose espérer, au moins, qu'elle existe) dans un contexte de gratuité, et d'équité, car votre personnalité, et votre stupidité, m'en auraient largement découragé !
Vous n'avez pas apprécié (ni, compris d'ailleurs) ma démarche, et, de mon côté, je vous découvre pathétique, si ce n'est consternant de cupidité !

« Petit » vous êtes, « petit » vous resterez !
J'ai l'honneur de ne pas vous saluer !
Charles-Henri Orliac
Chroniqueur « appréciateur » gastronomique et hôtelier"

16 septembre 2012

Connaissez-vous Emmanuel Rubin ?



On ne parle pas la bouche pleine !

Syndiquer le contenupar Alain Kruger, France Oberkampf et Bruno VerjusLe site de l'émission
le dimanche de 12h à 12h30

Les agents d'influence de la gastronomie 0

16.09.2012 - 12:00
On ne parle pas la bouche pleine ! reçoit cette semaine à sa table le critique gastronomique Emmanuel Rubin, auteur des Délices d’initiés, dictionnaire rock, historique et politique de la gastronomie pour dresser une cartographie des sphères d’influence de la gastronomie.

Emmanuel Rubin © RADIO FRANCE

La recette de Bruno Verjus :

Cuire pour une trentaine de minutes des haricots Borlotto en gousses dans une grande quantité d'eau additionnée d'un trait de vinaigre blanc.
Les refroidir dans un bain d'eau glacée puis les écosser.

Plonger les coques dans une casserole d'eau salée à ébullition pour  30 à 40 secondes. Elles s'ouvrent presque instantanément.
Séparer les coques de leurs coquilles et les réserver.

Assaisonner les haricots tiédis au bain-marie, avec de l'huile d'olive, les coques et un peu de poudre de curry ou de fleurs de fenouil sauvage.
Invité(s) :
Emmanuel Rubin, critique gastronomique

15 septembre 2012

Connaissez-vous Illusion ?

Photo BV
Pierre Hermé présentait Illusion, ce mercredi au théâtre Marigny. Pièce en trois actes où les artistes Gazom Lhamo et Abdul Alafrez - joli patronyme pour une création pâtissière -  jouaient de l'entracte entre chants népalais et illusions d'optiques.
Les actes régalaient le palais des visiteurs entre la bûche petit baba Noël mariant une meringue croustillante aux noisettes, crème praliné aux noisettes caramélisées et un baba imbibé de vieux rhum brun agricole et Tarte infiniment Jasmin.
Les macarons, fanfarons, jouaient aux jardins : Jardin pamplemousse, Jardin Sucré, Jardin d'Ambre, étonnant Jardin Potager mêlant pomme, menthe, concombre et roquette, ou Jardin Merveilleux avec l'huile d'olive à la mandarine et l'eau de concombre.
Tous ces régals sont à venir dans les boutiques Pierre Hermé, au fil des mois, à partir de décembre.

14 septembre 2012

Connaissez-vous Racines 2 ?

deuxième feuille

Mont-blanc - photo BV

Nicolas Gauduin, entame sa seconde année au Racines 2. Capitaine serein, il observe la salle depuis sa cuisine tour de contrôle. Précis et concentré, il oeuvre en paix. Les mets surgissent dans les assiettes, sans bruit, à pas feutrés. Etonnant calme qui précède la tempête.
Le tonitruant nait en bouche à l'égal de cette incroyable langoustine crue chaude, à texture de soie et chair de sucre.
Photos BV

Photos BV

39, rue de l'Arbre Sec 75001 Paris
Fermé sam., dim. Jusqu'à 22h. M°: Louvre-Palais Royal
Tél. : + 33 1 42 60 77 34 Carte : 50-65 €

12 septembre 2012

Connaissez-vous Miss Lunch ?

 Résidence culinaire

Photo BV

Depuis le jeudi 15 mars 2012, Miss Lunch a pris ses pots, couteaux, gamelles, petits secrets pour investir la ville et prendre d’assaut la boutique PPP du 3 rue Antoine Vollon (75012), reconvertie en résidence artistique et culinaire et en “cuisine as we speak”

Ce projet a pris forme grâce au soutien et à la confiance d’Olivier Baussan, le créateur de Première Pression Provence, qui a généreusement permis à Miss Lunch de faire de son lieu un endroit expérimental, créatif et original. Miss Lunch chez PPP, c’est l’esprit de Miss Lunch exalté par le soleil généreux qui donne les plus belles huiles !
Finie donc (enfin presque !) la longue liste d’attente et les supplications sans fin pour avoir sa place à la petite table du Lunch in the Loft ! A raz de trottoir, à deux pas du marché d’Aligre, dans un lieu bienveillant à la vitrine grande ouverte sur les arbres bourgeonnants du square et les gazouillis des bambins, il est donc possible d’avoir un bon déjeuner presque tous les jours, de prendre des cours de cuisine avec Miss Lunch ou, si l’on préfère, venir simplement le matin pour la regarder cuisiner en prenant son café accompagné d’un « œuf charmant ».

Photo BV
Les produits viennent du marché. Tout est préparé le jour même dans une ambiance fêtant la vie et le plaisir d’être ensemble

11 septembre 2012

Connaissez-vous Thierry Germain ?

Photo BV
Double rencontres hier soir, lors du dîner privé La Cornue. Tout d'abord la découverte d'un espace consacré à l'hédonisme : la nouvelle boutique La Cornue. A ce propos, passez une tête au 54 rue de Bourgogne, La Cornue inaugure sa boutique ce mardi soir, dans le cadre de la Paris Design Week.

Pour le dîner privé, Alain Passard, chef triplement étoilé de l'Arpège était venu en voisin se jouer des flammes  cornusiennes. Entre autres délices, aubergine au feu et sésame, carré de veau du Limousin d'anthologie.
Autre beauté, celle des assiettes se faufilant entre les gouttes drues de l'orage, depuis les cuisines de l'Arpège, vers le 54 de la rue de Bourgogne, lieu de nos agapes. 

Essentielle rencontre avec Thierry Germain et son Domaine des Roches Neuves à Varrins. Il présentait ses vins, compagnons de notre repas.
J'ai connu Thierry Germain il y a une grosse décénie. Ses vins plaisaient. Il savait en oenologue, conjuguer quantité et vins flatteurs. Ceux qui vous passent la main dans le dos, pour vous faire oublier l'essentiel.
Depuis le début des années 2000, Thierry Germain est devenu vigneron. Reconversion de ses vignes en bio-dynamie. Culture du sol et des "individus" (les pieds de la vigne), cueillette des fruits à maturité - sans excès - respect des raisins au chai. Le résultat ? Des vins vivants, de ceux qui montent à l'âme et vous rendent heureux pour toujours. L'Insolite, un chenin minéral, une eau de roche aux notes citronnées, tendues et vives. Et puis ultime expérience, le franc de pied, un cabernet franc cultivé sur une veine de sable. Le cabernet dans une rare élégance, le cabernet qui pinote ses notes framboisées, à peine épicées. Une bouche de crêpe de chine. Le frisson de la main qui caresse une peau sous l'étoffe.

10 septembre 2012

Connaissez-vous les dîners de préfiguraton Table ?


Plein les yeux

Photo BV
A partir de la mi-septembre, je vous propose de découvrir une préfiguration de la cuisine de Table. 

Cuisine en direct, autour de dîners carte blanche, inspiré par les cueillettes de l'instant. Produits en direct d'artisans, volailles de variétés anciennes, viandes rares et maturées, poissons d'Yeu, légumes de maraichages bio et vins vivants.

Rendez-vous autour des dîners plein les yeux sur l'une des plus belle terrasse de Paris, la tour Eiffel à vos pieds. Diners gastronomiques et exclusifs pour UNE table de 8 à 10 personnes. Renseignements : tablepleinlesyeux@gmail.com
PS : quelques verticales de Roch et d'Overnoy a vous donner le vertige à l'égal de la tour Eiffel

09 septembre 2012

Connaissez-vous Stéphane Meyer ?


On ne parle pas la bouche pleine !Syndiquer le contenu

par Alain Kruger, France Oberkampf et Bruno VerjusLe site de l'émission
Serial Cueilleur - A midi ce dimanche0
On ne parle pas la bouche pleine ! reçoit cette semaine à sa table Stéphane Meyer, cueilleur de plantes sauvages et comestibles.
09.09.2012 - 12:00


Stéphane Meyer © RADIO FRANCE
La recette de Bruno Verjus : Maquereau comme un hareng pomme à l'huile
2 maquereaux bien frais
Feuilles, bourgeons et fleurs de bourrache
8 petites pommes de terre
La bourrache (ou Borago officinalis) se cueille dans les terrains vagues, les friches et le bord des chemins.
On l’identifie grâce à ses fleurs de couleur azur ou blanches.
Les Grecs nommaient cette plante euphrosumé « joie dans les festins »
Pour cette recette, la bourrache offrira la passerelle entre la pomme de terre et le poisson. Ses notes marines « d'huître » assurent cette transition.
Progression
Chez votre poissonnier faire lever les filets des maquereaux. Les choisir assez gros et surtout bien raides (signe de fraîcheur).
Trancher les pommes de terre en rondelles de l'épaisseur d'une pièce de monnaie. Les cuire à feu vif au sautoir avec un peu d'eau filtrée, quelques gouttes d'huile d'olive et un copeau de beurre demi-sel. Couvrir de façon à conserver l'eau de végétation. Les pommes de terre sont cuites lorsqu’elles se transpercent à la pointe d’un couteau. Cette cuisson prend environ 5 à 6 minutes.
Déposer sur les pommes de terre tièdes les jeunes feuilles de bourrache.
Détailler les filets de maquereaux en bouchées et les mariner dans un peu d'huile d'olive.
Dans une assiette, disposer cette salade de pomme de terre et bourrache. Ajouter les portions de maquereaux marinés puis assaisonner avec quelques gouttes d'huile d'olive et de sauce soja.
Agrémenter de bourgeons et fleurs de bourrache.
Invité(s) :
Stéphane Meyer
Thème(s) : Arts & SpectaclesGastronomie

08 septembre 2012

Connaissez-vous les contes d'Hoffmann ?

Une grande merveille à l'Opéra Bastille : Les contes d'Hoffmann

Opéra en cinq actes par Jules Barbier 
tiré de la drame de Jules Barbier et Michel Carré 
Musique de Jacques Offenbach

Photo BV


Intérieur d'une taverne allemande
Au fond grande porte donnant sur la rue. De petits tonneaux et de flacons de toutes formes symétriquement rangés autour d'un tonneau colossal. Devant le grand tonneau un petit comptoir. A droite une petite porte cachée dans la boiserie.
Il fait nuit; la scène est éclairée par un rayon de lune.

Nº 1. Prélude et Introduction

Choeur des Esprits Invisibles [SATTB]
Glou glou glou glou
glou glou glou.
Choeur [T]
Je suis la bière!
Choeur [SATTB]
Glou glou glou glou
glou glou glou.
Choeur [B]
Je suis le vin!
Choeur [TT]
Mon écume argente le verre!
Choeur [SA]
Ah!
Choeur [BB]
Je le dore d'un flot divin!
Choeur [SA]
| Ah! Ah! Ah! Ah! Ah!
Choeur [TTB]
\ Glou glou! Glou glou! Glou glou! Glou!
Choeur [SA]
Ah!
[Quelques esprits sortent des tonneaux et dansent]
Choeur [T]
| Glou glou glou, nous sommes
| Les amis des hommes;
| nous chassons d'ici
| Langueur et souci,
| Langueur et souci,
Choeur [B]
| Glou glou, nous sommes
| Les amis des hommes;
| Glou glou glou glou,
\ glou glou glou glou,
Choeur [S]
| Glou glou glou, nous sommes
| Les amis des hommes.

07 septembre 2012

Connaissez-vous Dans ma bouche de François Simon ?

Chaud devant !

Photo BV
Camille Laurens, Christine Angot, Christophe Donner... pour les contemporains, Colette pour invoquer le génie, tous incarnent l'auto-fiction. Genre littéraire où l'auteur est le narrateur et le protagoniste. Avec Dans ma bouche, François Simon inscrit son ouvrage dans l'auto-fiction, voire l'auto-friction. Le narrateur, l'auteur et le protagoniste, François Simon, se frotte à sa vie quotidienne faite de trains, d'avions, de repas, de sexes et d'écritures. L'on pense à Sexus d'Henry Miller, pour les saveurs de la débauche et à Gilles Pudlowski pour la frénésie du parcours alimentaire. 

Livre hommage aux sens, les femmes (pré)occupent le premier plan, les tables et mets habillant une vie comme l'étoffe d'un vêtement trop ajusté. Le palais du critique, organe de ses sens, décrit avec la même passion et subtilité la dégustation d'un lièvre à la royale au Bascou et ses cunilingus à Manuela, Katsumi, Flore... - son activité favorite avec l'écriture. 
Un livre étrange, où le plus secret des critiques gastronomique français livre les replis de sa vie, les méandres de son esprit : un trompe l'oeil en trompe bouche ?

François Simon - Dans ma bouche - Flammarion - 19 €


05 septembre 2012

Connaissez-vous Frenchie Bar à vin ?


Après le service - Photo BV

Dans ce bar à vin, miroir du Frenchie gastronomique, Greg Marchand dit "Frenchie", propose une cuisine millimétrée et guillerette. Jeux d'équilibre sur les acidités, pertinence des associations à l'égal d'un concombre/agastache; la soirée défile en assiettes revigorantes. Le boire programme  des vignerons éclectiques à prix raisonnables comme le Domaine du Collier ou les sydres et poirés d'Eric Bordelet. Pas de réservation, pas de prise de tête, voilà la cuisine  frenchie : rafraîchissante.

Vous pouvez poursuivre l'expérience Frenchie à la maison avec la cuisine du Frenchie at home, l'excellent ouvrage de Greg. (bientôt en anglais).





04 septembre 2012

Connaissez-vous Brut de Camargue ?


J'aime passionnément la Camargue et la cuisine d'Armand Arnal à la Chassagnette (voir ICI). Voici ces deux univers réunis au meilleur, par les éditions Keribus, avec Brut de Camargue, cuisine sous influence locale. Les pages bruissent du vent qui fouille les roseaux et le riz, embaument le bois des braseros, clapotent au rythme des vaguelettes de l'étang de Vacarès. Plongée au coeur nourricier de la haute cuisine de ce chef. Rencontres avec les artisans et l'âme de la Camargue. Gitans, plongeur, cultivateur, cuisinière, le paysage sentimental de ces terres halophiles assaisonne les recettes d'Armand Arnal.
Un livre indispensable pour prolonger le goût du bon.

03 septembre 2012

Connaissez-vous Yam'Tcha ?

Mignardises - photo BV 
La cuisine d'Adeline Grattard enchante. Elle offre un voyage, avec embarquement immédiat aux confins de saveurs et de textures méconnues et connues. Depuis la nef cuisine, Adeline Grattard, empressée, enjouée, concentrée, agite avec une précision de lou - clepsydre chinoise - ses bras et mains... innombrables ! Shiva moderne et curieuse, elle porte le bonheur dans les assiettes. Ses mets se glissent dans nos intervalles gustatifs. Peu de repères pour cette cuisine assaisonnée, inédite, adressée. Néanmoins les bouchées appellent les souvenirs en écho. Rien d'inconnu finalement, une percussion au palais, trois notes acidulées et un air qui vous tourne en boucle dans la tête. 

Le voyage s'achève désormais par quelques mignardises, espiègle clin d'oeil aux étoiles.

Menu dégustation 60 et 100 €.
A noter, la merveilleuse sommellerie du thé de Chi Wah. 25 €. Un décor rénové, limpide, fluide, comme un thé de falaise Wuyi Shan.

Photo BV
Photo BV
Photo BV


YAM'TCHA
4 Rue Sauval 75001 Paris  Tél : + 33 1 40 26 08 07

02 septembre 2012

Connaissez-vous On ne parle pas la bouche pleine ?



On ne parle pas la bouche pleine !

Syndiquer le contenupar Alain Kruger, France Oberkampf et Bruno VerjusLe site de l'émission
le dimanche de 12h à 12h30

Les petits plats de l'Elysée 0

02.09.2012 - 12:00
Je ne déteste pas les choses inutiles, mais j'aime aussi beaucoup les choses nécessaires. Ce beau livre était nécessaire, il a sa place désignée parmi nos manuels, nos dictionnaires et nos atlas. Ce n'est pas le livre de la cuisinière, c'est le livre du patron. Ce n'est pas un livre de dépenses, c'est un livre de recettes. 
Sacha Guitry, préface aux Eloges de la cuisine française d’Edouard Nignon


Etienne Comar © RADIO FRANCE

Pour cette émission de rentrée, nous entrons dans les cuisines du palais de l’Elysée.

Nous sommes à table avec le producteur et scénariste Etienne Comar.
Il est à l’origine du film de Christian VincentLes Saveurs du palais qui retrace la rencontre entre un président de la République (qui n’est pas François Mitterrand) et une cuisinière du Périgord.

Nous joindrons aussi par téléphone la cuisinière de François Mitterrand, Danièle Mazet-Delpeuch.

Pour la recette de Bruno Verjus, c'est ICI

31 août 2012

Connaissez-vous l'Agapé de Toshi ?

Attention, chef d'oeuvres !

Photo BV

Toshitaka Omiya vient tout juste de prendre la direction des cuisines de l'Agapé. Il faut désormais se faire à l'idée de chefs japonais oeuvrant à la haute cuisine française. Passé chez Passard (L'Arpège), Legendre (Ex le V) et David Toutain (Agapé Substance) il a saisi l'essentiel :  produits d'exception,  cuissons parfaites et juste assaisonnement.
La carte de l'Agapé s'est délivrée de schémas alambiqués. Elle offre désormais une cuisine spontanée, élégante et subtile. Intelligente, avec le dialogue entre un riz de veau - réponses animales -  à des artichauts travaillés en similaire texture et plaidants eux, pour le végétal. Idéal de cuisson pour une lotte nacrée, comblée de bébés pâtissons et courgettes  - pour pédophages - et couteaux. Le goût des jeunes courgettes presque crues (crues chaudes comme aime à le dire David Toutain) évoquant le marin des couteaux presque crus eux aussi et leur texture au tendre croquant en écho aux courgettes.

Bref, un chef, d'oeuvres en cuisine. L'une des cartes des vins les plus brillante et complète de la capitale, une direction de salle et un service de grande tenue, voilà un Agapé nouveau qui va bien vite réjouir les gourmets d'ici et d'ailleurs. 
Les prix sont en rapport, compter 150 euros à la carte. A noter le menu du midi à 35 euros et les cartes blanches à 90 et 120 euros.

Langoustine de Loctudy, fenouil, citron vert - photos BV
Ris de veau meunière, artichaut, coriandre, échalote - photos BV

Lotte, courgettes, couteau cerfeuil - photos BV
Chocolat grand cru Madong, poivre sauvage, passion

Agapé  51 Rue Jouffroy d'Abbans 75017 Paris Tél : + 33 1 42 27 20 18

30 août 2012

Connaissez-vous Le Passage ?

Photo BV
Voilà, Le Passage de Yacopo Chomel c'est terminé. Il part vers d'autres horizons pour quelques mois avant de retrouver Paris pour une nouvelle aventure gastronomique.

29 août 2012

Connaissez-vous Vivant Table ?

Vivant Table - Photo BV

Avec le restaurant Vivant Table, Pierre Jancou fête plus de 40 ans et mille vies tracées d'une trajectoire romanesque et gourmande. Enfant, il s'entichait de produits et se formait le goût via ses parcours en Suisse, en France et en Italie. Depuis une vingtaine d'années, il régale les gastronomes. Des adresses choisies avec éclectisme et singularité où priment l'âme des lieux, l'histoire qu'ils recèlent et le casting des chefs. Il en fut ainsi de La Bocca, « inventée » dans une ancienne boulangerie ou des Caves Miard, près de l'Odéon, rebaptisées La Crémerie. De Racines encore, une ancienne imprimerie du passage des Panoramas.
Depuis quelques jours, Sota san, jeune chef japonais de 26 ans apporte son élégante astringence à Vivant Table. Ce lieu unique se niche dans une oisellerie fondée en 1903. Petit écrin luxuriant paré de tables en bois noir de cendre du designer Adrian Rubi-Dentzel, murs ornés de panneaux de céramique Art Nouveau de l'atelier de Gilardoni. « En découvrant la finesse du travail sur les céramiques qui couvrent murs et plafond, je me suis dit que Monsieur Gilardoni devait être secrètement amoureux de la propriétaire de l'oisellerie... et moi je suis tombé sous le charme de cette belle histoire » déclare Pierre Jancou.
Le chef Sota arbore un parcours idéal, Troisgros, Stella Maris, Robuchon, Toyo... rien de moins ! Aidé de son second Masaki san, ils caressent une cuisine subtile, élégante où les mets se mêlent de régaler. Une cuisine cuisinée. Hommage à la cuisine du début du XX ème siècle, évocation d'Edouard Nignon, rêve de mangeur... Voici le pâté en croûte de ris de veau accommodé de champignons, de langoustines et de noix fraîches. Hier au premier service mon choix s'est porté sur les gnocchi, le porc et l'ananas. Pour une soixantaine d'euro, un subtile cuisine, réjouissante, bien Vivante en effet. Incroyable carte de vins vivants, signée Pierre Jancou, c'est dire !
A noter l'ouverture sous quinzaine de la cave à manger Vivant, la porte à côté.




VIVANT 43 rue des Petites Ecuries 75010 Paris Tél : + 33 1 42 46 43 55 


28 août 2012

Connaissez-vous les explications de gravure de David ?

David Rochline dans son spectacle Pouêt-Pouêt Monsieur Milord,
fantaisie musicale qu'il a écrit, réalisé et mis en scène au théâtre du Rond-Point en 2010
Nouvelle rubrique, celle d'un ami curieux et homme de bons goûts ... au hasard de ses pérégrinations et humeurs. Aujourd'hui Reims.

Je suis à Reims et j'ai vu la cathédrale en son et lumières. J'ai diné à "Coté cuisine".
Sur les verres sont gravé : "le plaisir commence ici". Mon apéro était du kir à la pêche et ma salade sentait le mesclun sous cellophane, avec asperges en boite et gros bouts de saumon cru. Quand au croustillant de pied de porc avec SES lentilles blondes au vinaigre balsamique dans SON immense assiette carré, il jouait le rôle du clin d'oeil aux années 90 sans en être totalement conscient. Je ne citerai la charlotte au trois chocolats que pour le plaisir d'évoquer l'éjaculation de pulpe de framboise, véritable Pollock vivant. L'autre soir je suis allé chez "Lena et Mimille " c'était mieux. Comme quoi il ne faut pas quitter la capitale et pourtant ça m'a demande tant d'efforts ! J'espère que la canicule va m'aider à dormir. Demain j'irai en Alsace, j'espère que la choucroute n'est pas servie dans des assiettes carrées.
David


Ancien élève des Arts Décoratifs, peintre, illustrateur, scénographe, chanteur, comédien, David Rochline est un touche-à-tout talentueux. Son imaginaire foisonnant s’inspire autant des illustrations de livres pour enfants que de son goût pour la chanson et le rock’n’roll.
Il est costumier, accessoiriste et comédien des spectacles de Jean-Michel Ribes Par delà les marronniers (1971) et Jacky Parady (1977). En 1975, son premier spectacle, À toutes les gloires de France, raconte la vie de Cécile Sorel. Viendront ensuite Gabriel ou le Néoclassicisme à la portée de tous et Coulisses-cocktail créé au Palace. En 1978, il est comédien pour Le Classique et l’indien de Gérard Garouste. En 1987, il crée et interprète Paris-Gypsy au Festival d’Automne et au Festival de Saint-Denis. Il co-écrit Les Tic-tacs du coeur avec Pasquale Lafay en 1988. 
Dans les années 90, il réalise par ailleurs de nombreux décors de films (Jeux d’artifice de Virginie Thevenet), de vidéo-clips, films publicitaires et des scénographies d’expositions (Les Trois Suisses au Grand-Palais, Bausch et Lamb à Drouot Montaigne, Le Velvet Underground à la fondation Cartier).
Illustrateur de magazines (Lui, Rock and folks…), d’affiches et de pochettes de disques, il réalise également des expositions de photographies dans les années 80, notamment en 1981, Portrait de 80 femmes à La Remise du Parc, et en 1989-90, Jardin des modes, Femmes et La Gitaneau Palais de Chaillot, ainsi que la carte de voeux de Christian Lacroix. Ses dessins et ses peintures sont régulièrement exposés (en 2006-2007 pour la collection Johnny Pigozzy, galerie Arte Galore, Salon du dessin).

25 août 2012

Connaissez-vous le velouté froid de pâtisson ?

photo BV

Lundi c'est la rentrée, en attendant une recette mise au point cet été lors des dîners Mer V Yeu...

1 pâtisson d'un bon kilo (après cuisson il vous offrira 600 g de pulpe)
40 g de parmigiano reggiano
100 g de lait cru
5 g de fleurs de fenouil séchées
sel 
vinaigre de Xères

Confier le pâtisson au four pour une bonne heure à 180 °C. Le trancher en quatre. A l'aide d'une cuillère à soupe retirer les graines. Ôter la peau de façon à ne conserver que la pulpe du pâtisson. 
Mixer cette pulpe encore très chaude avec le parmesan finement râpé. Ajouter le lait et continuer à mixer avec votre mixeur-plongeur.
Assaisonner avec sel, vinaigre et fleurs de fenouil. Laisser le velouté reposer et refroidir avant de le réserver au frais. 
A préparer le veille pour servir le lendemain.

Huile de sauge
Tiédir 200 g d'huile de pépin de raisin. Ajouter 50 g de feuilles de sauge fraîches et les mixer dans l'huile. Laisser tiédir à nouveau et infuser une bonne dizaine de minutes. Mixer à nouveau. Filtrer.

Servir le velouté dans de grand bols et l'agrémenter d'un trait généreux d'huile de sauge.

15 août 2012

Connaissez-vous les dîners Mer V Yeu ?

Thon rouge
sushi
pomme de terre, wasabi, mûre



Dîner
14 Août 2012


Patagos
brûle-doigts
gingembre, piment vert

Thon rouge
sushi Yeu
pomme de terre, wasabi, mûre

Haricot vert
pêche blanche, menthe, oseille

Turbot de ligne - 4 kgs
cuit en feuille de figuier
huile de figuier, haricot Borlotto, inflorescences de fenouil

Agneau Solognot d'Yeu
grillé au bois de pommier
thym sauvage, aubergine fumée


Chèvre d'un jour
menthe, poivre, prunelle gelée/salée

Citron
tarte