14 février 2012

Connaissez-vous Enocratia ?


Vins sur 20

photos BV
le voile de mortadelle - photos BV

Anna e Davide Guingono président ce gouvernement du vin. Ambiance festive et vigneronne, les flacons s'alignent derrière le comptoir, la trancheuse sème ses voiles de mortadelle et l'apéritif s'éternise en bacchanale. A table l'on dévore la focaccia maison au kamut, encore de la mortadelle et l'on se pâme au Pinot grigio de Bressan. Un vin à la nature vivante et tonifiante !
Bien sûr les pâtes... spaghetti à l'oursin, pasta fagioli et quelques viandes bien troussées (sans aucun doute) mais le pinot grigio a eu raison de ma perspicacité ...
Une adresse à fréquenter en bonne compagnie, pour se polir aux vins latins. Viva l'Enocratia ! hips....


Enocratia (link)
Via Sant'Agnese 14 20123 Milan Italie
Tél : +39 02 365 258 16

Fermé samedi midi et dimanche
Menus dégustation 38 € et 52 €. A la carte entre 25 et 50 €

13 février 2012

Connaissez-vous Alexandre Polmard ?

le plan Polmard


Alexandre Polmard - photo BV


Voilà un jeune éleveur boucher de 22 ans. un discours d'une exemplaire clarté (sans story telling... chers parisiens). La voix juste de celui qui élève en conscience et offre le meilleur à ses clients. Je suis favorablement impressionné par autant de sagesse chez un jeune, voilà de quoi se réjouir du futur !

Factuel
A Saint-Mihiel, François Polmard confiera les couteaux de sa boucherie à son fils Alexandre à la fin de l’année. Le jeune homme de 22 ans est la sixième génération de cette saga familiale débutée en 1849 (la date est incertaine) par ses aïeux Henry et Marie-Charlotte Thiesse qui avaient ouvert une échoppe à Seuzey. Un peu plus tard, l’enseigne s’installera à Lacroix-sur-Meuse (un oncle y tient encore boutique) puis à Saint-Mihiel.


11 février 2012

Connaissez-vous les babas de Pierre Hermé ?

baba gâteau

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Pierre Hermé câline notre gourmandise. Avec cette collection de baba il réconforte l'enfant qui réside en nous. Voilà des "gâteaux" nés de tableaux de Louise Moillon, Lubin Baugin, Alexandre-François Desportes ou Snyders. Comte de fée pour adultes, les baba de cette collection fetish baba oeuvrent à stimuler nos désirs. Baba en évocation, en ostentation pour rapprocher et combler l'idée même du gâteau. Bref, j'ai en ai repris trois fois...

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Factuel : 
Du 6 mars au 29 avril, Pierre Hermé propose dans ses boutiques parisiennes le fetish baba. Il décline le baba au rhum en 8 versions différentes avec le classique, l'infiniment vanille, l'Ispahan, le Satine aux fruits de la passion, le Montebello à base de pistache et de fraise, le Mogador avec du chocolat, de l'ananas et des fruits de la passion, le carrément chocolat et le Chuao pour le mélange cassis et chocolat.


Boutiques Pierre Hermé ICI

10 février 2012

Connaissez-vous La Taste ?

Mise au vert

La salle à manger vue depuis ma bouteille d'eau - Photo BV
Ils sont cinq comme les doigts d'une main. Cinq étudiants diplômés de l'université Slow Food associés dans cette boutique "bistronomie prêt à porter". Cela se passe en proche banlieue de Milan, près de Monza, à Seregno exactement.
La Taste offre une rare épicerie où règne l'esprit Slow Food. Des produits simples et de grandes qualités côtoient des ingrédients plus rares. Une épicerie pour tous les jours et, sans supplément, un rayon charcuteries ou fromages des meilleurs artisans locaux, une boulangerie-pâtisserie. Un lieu intelligent, vaste pour manger équitable, juste et bon.  Un coin café et une grande salle à l'ambiance sous marine, baptisée Bistrot. On y propose une cuisine du goût à l'exemple de cette soupe minestrone de légumes et céréales ou de pâtes orcchiette rucola et stracchino pour moins de 10 €.
La belle découverte à 20 minutes en train de la Porta Garibaldi, un détour qui s'impose désormais lorsque l'on se rend à Milan.


photos BV

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la Taste
Via Umberto I, 59 20831 Seregno Italie
Tél : + 39 362 22 66 29

08 février 2012

Connaissez-vous Identita e Golose ?


De dimanche à mardi, Milan accueillait le 8ème millésime du festival Identita e Golose. Cette année les chefs ont insisté sur leurs identités : "retour aux sources, aux valeurs qui nous entourent et que l'on a tendance à oublier" nous dit le chef de Combal Zéro, Davide Scabin. Projet de réhabilitation des ressources d'un parc naturel pour le chef de Modène Massimo Bottura. Ouverture de la cuisine et de sa bibliothèque de goûts à destination des enfants avec le projet Aimo D (prononcez I mode) d'Aimo et Nadia.

Lorsque le chef danois René Redzepi entame le premier de ses 9 plats en démonstration, la salle vibre aux découvertes botaniques. Elle interroge le sens de ces produits du permafrost arrivés directement de ces inconnus gelés dans nos assiettes. Lichens, mousses, épis de pin, feuilles, graines, poudres, jus fermentés, une panoplie de sorcier au service du goût. René Redzepi en bon magicien agite le conscient et renforce l'intime conviction des chefs présents : la cuisine consiste à dévoiler la vraie nature des choses.

Les chefs devraient lire Hannah Arendt, elle évoquait ainsi la Culture dans La condition de l’homme moderne : « Culture signifie originellement agriculture, laquelle était hautement considérée à Rome. L’art et les choses de l’esprit sont perçus alors comme une forme de l’agriculture dans le sens ou la nature est porteuse de valeurs et que le souci de l’homme, tant par l’agriculture que par les choses de l’esprit, est de révéler ces valeurs inscrites dans la nature ; de dévoiler la vraie nature des choses ».

07 février 2012

Connaissez-vous Paolo Parisi ?

Crâne d'oeuf

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Paolo Parisi aime crâner. Ses oeufs valent de l'or et ses poules aux oeufs se dorent dans sa ferme auberge modèle du côté de Pise. A lire son opus l'uovo e la padella pour cuire en conscience ses oeufs de volailles anciennes en ovocyte majeur.




Via delle Macchie 1
Usigliano di Lari, Pisa
0587 685327 

Casa e Bottega
Via dei Coronari 183
A very cute place, especially for breakfast and lunch. 

05 février 2012

Connaissez-vous Marie Hendriks ?

Châteaux gâteaux



Adhemarie Show est une exposition établie dans un mélange des genres : Marie Hendriks y orchestre une subtile cohabitation entre des productions in situ liées à l’histoire chevaleresque du château, des pièces en céramique contemporaine créées durant sa résidence estivale aux Pays-Bas ainsi que des images issues de l'univers décalé d’un « Wes­tern Spaghetti Baroque ».

Mêlant réel et artificiel, à partir de réfé­rences liées au folklore et à l'imagerie populaires, de sou­venirs d’enfance et de paysages exotiques intrigants, l'artiste fait naître un monde troublant qu'elle dévoile au sein d'aires d'expositions métamorphosées totale­ment en univers domestiques.

Objets ornementés et désuets y for­ment un décor théâtral haut en formes et en couleurs.

« Je développe un fort goût pour tous les courants qui ont eu recours à l’artifice comme le Maniérisme, le Baroque, le Rococo au sein duquel mon travail puise formellement un univers sensoriel enveloppant et généreux. Au moment de l’exposition, j’investis complètement l’espace: il est camouflé sous les couches de moquettes, draperies et ornements qui s’accumulent dans une surenchère. Les frontières entre la mise en scène inhérente des œuvres et celles de leurs espaces d’exposition sont floutées. Ce qui engendre un magma joyeux ou les pièces dialoguent entre elles et le spectateur devient figurant dans un environnement délirant ».(M. Hendriks)

04 février 2012

Connaissez-vous Bernard Chapuis dans On ne parle pas la bouche pleine ?


On ne parle pas la bouche pleine !

On ne parle pas la bouche pleine !

Syndiquer le contenupar Alain Kruger, France oberkampf et Bruno VerjusLe site de l'émission
Emission On ne parle pas la bouche pleine !
le samedi 4 février de 12h à 12h30

En goûtant le javanais... 0

04.02.2012 - 12:00
Bernard Chapuis est à la table d’On ne parle pas la bouche pleine ! cette semaine.

Le dessert de Bruno Verjus : Perles du japon, mangue, coco 

Cuire environ 15 minutes, 60 g de perles du japon (tapioca tiré de la racine de manioc, ce mot qui signifie littéralement « résidu séché ») avec 30 g de lait, 10 g de crème liquide (fleurette), un quart de gousse de vanille de Tahiti grattée et deux cuillerées à soupe de sucre bio.
Détendre avec 30 g de lait de coco.
Laisser infuser. 
Tailler la mangue bien mûre en cubes et les disposer dans une assiette creuse. Assaisonner d'un trait de citron vert. Couvrir avec les perles du japon. La texture doit être assez fluide.
Invité(s) :
Bernard Chapuis

Document(s)

02 février 2012

Connaissez-vous Alain Chapel ?

RIP



A Mionnay, 21 ans après la disparition d'Alain Chapel, le restaurant éponyme, deux étoiles au guide Michelin, éteint définitivement ses fourneaux.
David et Romain Chapel, les deux fils du légendaire chef étoilé, père de la haute gastronomie à la française avec Jacques Maximim et Michel Guérard ont déposé leur bilan en ce début de semaine. 



01 février 2012

Connaissez-vous République de la malbouffe ?

Qui se souvient de Jacques Borel ?

Réalisé par Jacques Goldstein, ce documentaire, République de la malbouffe, est inspiré par Xavier Denamur, un restaurateur parisien auteurs de tribunes très intelligentes et justes contre la baisse de la TVA sur la restauration (il avait raison ! ), et de l'examen de « porte monnaie au rayon X » de gros contribuable.

Xavier Denamur, restaurateur engagé, qui fut jusqu'à récemment actionnaire minoritaire de Rue89, a produit ce film pour dénoncer une tendance lourde : l'industrialisation croissante de la chaîne alimentaire, jusque dans les grands restaurants, et le poids des lobbys sur la réglementation.

Cet extrait du film, narre la rencontre avec Jacques Borel dont le nom était autrefois synonyme de fast-food. Dans l'aile ou la cuisse, Tricatel interprété par Julien Guiomar est librement inspiré de l'industriel français Jacques Borel, baptisé à l'époque le «Napoléon du prêt-à-manger ».
L'extrait est proprement génial et assez représentatif du cynisme capitaliste de situation. L'analyse de Borel est intelligente et fondée, ses conclusions sont cyniques et obscènes.

Mensuel avec DVD à acquérir d'urgence pour quelques euros bien investis.


Lien du texte original ICI 

31 janvier 2012

Connaissez-vous Armand Arnal à la Chassagnette ?

La couleur des sentiments
Armand Arnal - La Chassagnette - Photo BV
Armand Arnal ne décide et ne cuisine rien à l'avance, « Je laisse faire le jardin... souvent je le subis ». Le restaurant La Chassagnette honore le parc naturel de Camargue de ses deux hectares de cultures biologiques. Ici croissent légumes rares et communs, plus d'une centaine de variétés de plantes et végétaux. Ils tirent minéraux et saveurs de ce sol camarguais, fruit de la dégradation des grès calcarifères et des marnes sableuses, comme nous le confie l'un des jardiniers.

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Si les carottes se plaisent aux marnes et aux sables, elles épousent avec une élégance rare la mandarine fraîche et leurs jus caramélisés. Par le lait de chèvre en crème glacée, les voilà portées aux cieux radieux de Camargue au royaume de l'équitable.

Le petit peuple de l'étang de Vaccarès - Photo BV
Autre idéal, l'étang de Vaccarès, situé à un galop de cheval. Il offre le nadir à l'esprit du chef : le complément protéiné. Des crevettes, anguilles, petites fritures de joeuls et muges, sandres, pour une cuisine locavore où le légume préoccupe le chef et occupe le centre de l'assiette.

Betteraves anguille - Crème de riz topinambours - Photo BV
Une cuisine inédite, jouant de saveurs végétales nées en terres halophiles. Armand Arnal n'utilise presque pas de sel marin. Il laisse le minéral des légumes l'exprimer naturellement. Pour son plat de betteraves chioggia et crapaudines – les variétés, l’assaisonnement surgit par l'anguille, laquée de jus, de betteraves et de queue de taureau. En contre-point, un condiment de feuilles et graines de moutardes. Le jeu de l'allègre amertume, parfaitement maîtrisée, déniaise la sucrosité de la betterave et la propulse en bouche comme une météorite. Locavore ? Voici le riz rond camarguais travaillé en subtile crème de riz et topinambour. Elle marche l'amble avec le bouillon d’échalotes torréfiées. 


PS : A découvrir en octobre 2012 un très bel ouvrage consacré à La Chassagnette et Armand Arnal par les Editons Kéribus.

28 janvier 2012

Connaissez-vous Aux verres de contact ?

Remettez-nous ça !


Photos BV

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Ce samedi midi déjeuner Aux verres de contact dans le cinquième arrondissement de Paris. A l'angle de la rue de Bièvre la terrasse vitrée du restaurant lorgne sur la place Maubert et son marché. L'on pense à Blondin cher à Sarah et Guillaume Delage - Guillaume Delage, le chef talentueux du restaurant Jadis (en hommage à Mr Jadis ou l'Ecole du soir, du hussard Blondin).
Aux verres de contact, Sarah officie en cuisine. Une cuisine, aux intitulés prometteurs, qui gouaille et sourie. L'on a envie de tout commander tant l'offre fait rimer le bon temps des bistrots. Un véritable air de gaité dans les assiettes pour cette blanquette "lumineuse" à la texture de soie ou ses taglierini sauce aux truffes. La terrine de gibier offre un jus, un fondant en idéal de charcuterie escortée de pain tout chaud.
J'avais commis en Août un post extrêmement sévère sur cet établissement déçu que j'étais de ne pas y trouver ce qui justement s'y trouve aujourd'hui : le bonheur simple d'une table sincère et vive comme le sourire d'une belle fille flânant rive gauche.
Sans aucun doute un Must Eat, une table à fréquenter d'urgence. D'autant que l'on peut piocher quelques vins vivants sur une carte éclectique. A noter un menu de semaine à 14 €. Imbattable sans doute compte tenu de la qualité des produits. Une table d'hôte en sous-sol pour célébrer entre amis le bon vivre et vivre les dérives chères à Antoine Blondin.
Formule à 22 € entrée/plat ou plat/dessert et 29€ entrée/plat/dessert
A la carte comptez 35/45 €. La bonne idée, les plats en grandes et petites portions.



Aux verres de contact
52, boulevard Saint-Germain 75005 Paris
Fermé dim. Jusqu'à 22h30. M°: Maubert-Mutualité
Tél. + 33 1 46 34 58 02

Internet offrant la liberté de revoir ses avis le post précedent est remplacé désormais par celui-ci.



On ne parle pas la bouche pleine !

On ne parle pas la bouche pleine !

Syndiquer le contenupar Alain Kruger, France Oberkampf et Bruno VerjusLe site de l'émission
Emission On ne parle pas la bouche pleine !
le samedi 28 janvier de 12h à 12h30

Oberlé, le goût de l'Alsace 0

On ne parle pas la bouche pleine ! traverse cette semaine l’Alsace de Gérard Oberlé
28.01.2012 - 12:00
Gérard Oberlé ©RADIO FRANCE





















La recette de Bruno Verjus : Echine et lard de porc gascon rôtis aux herbes et aulx, gros sel gris. 
Ingrédients
1 kg d’échine de porc, 600 de lard de porc (dit noir de Bigorre)
1 branche de romarin, quelques feuilles de laurier, de la sauge en abondance, 1 branche de thym,
Mandarine
Fleur de sel


Progression
Bien avant, courber l’échine
Dans un plat en terre disposer l’échine sur l’os. En recouvrir la couenne avec les plantes aromatiques. Saler à la fleur de sel et enfourner à four 145 °C pour 3 heures. Finir la cuisson à four 180 °C durant 15 mn.
Mise en scène
Trancher l’échine perpendiculairement à l’os de façon à tailler des tranches d’1 cm d’épaisseur. Assaisonner de quelques gouttes d'agrume et de jus puisé au fond du plat (après la découpe de la pièce).


Purée de pomme de terre, beurre vanille et truffes 
Ingrédients
4 grosses pommes de terre bintje
100 g de lait entier
200 g de beurre bordier à la vanille
250 mg de safran
sel et une belle truffes


Progression
Dans une grande casserole, porter à ébullition de l’eau salée. Cuire à la peau, dans cette eau, les deux pommes de terre. Une fois cuites, les laisser tiédir, puis les dérober.
Écraser les pommes de terre avec un presse-purée dans un bol en inox. Passer cette purée au chinois à l’aide d’une corne. La détendre en ajoutant peu à peu le lait tiède infusé de safran.
Verser cette préparation dans une casserole antiadhésive et la monter au beurre. Au moment de servir, râper les truffes en lamelles et bien les mélanger à la purée.


Invité(s) :
Gérard Oberlé
Thème(s) : Arts & Spectacles| Littérature
Document(s)

27 janvier 2012

Connaissez-vous les food victim ?

Hot items

Photo BV
Voilà comment finissent les foodvictim, en flacons industriels et hot ... seul leur prix reste en haut de l'affiche. Qui sera le suivant ?  A vos commentaires....

26 janvier 2012

Connaissez-vous Alex Atala ?

D O M ATALA

Alex Atala chef du restaurant D O M, São Paolo (Brésil) - Photo BV
Les « Rencontres Essentielles » inaugurées en 2008 au restaurant Beige à Tokyo par Alain Ducasse se poursuivent aujourd'hui à Paris au Plaza Athénée avec les brigades de l'excellent Christophe Saintagne.
Alain Ducasse et Alex Atala partagent les mêmes valeurs. Une cuisine respectueuse de la planète et de ses ressources. Une cuisine en quête de ses goûts authentiques avec pour objectif de nouer un lien fort entre le terroir et le mangeur.

Le déjeuner du 24 janvier illustrait cette approche. Des plats préparés à partir de produits typiques de la tradition culinaire brésilienne : riz noir, mandioquinha (une tubercule), la fameuse priprioca, taperabá (un fruit), noix du Pará et l'incontournable manioc sous toutes ses formes : tapioca, chibé, tucupi…


de gauche à droite et de haut en bas - photos BV

 Ostra empanada com tapioca marinada 
Huître panée et tapioca mariné 
Fettuccine de palmito na manteiga e salvia 
Fettuccine de coeur de palmier parfumé à la sauge 
Raia, mandioquinha defumada 
Raie, mandioquinha fumée à l'arachide 
Arroz negro, legumes verdes e leite de castanha 
Riz noir, légumes verts et lait à la noix du Pará 


Photo BV

 Robalo com tucupi 
Langoustine au tucupi 

 de gauche à droite - photos BV

Priprioca, ravioli de limao e banana ouro 
Priprioca, ravioli citron à la banane or 
Sobremesa proibida para criança 
Dessert interdit aux enfants 
Né en 1968, Alex a passé beaucoup de temps en Europe. D’abord en Belgique, à l’Ecole hôtelière de Namur, et à Bruxelles où il travaille chez Jean-Pierre Bruneau. Puis en France où on le retrouve chez Bernard Loiseau, à Saulieu, et à Montpellier. Et enfin en Italie, à Milan. Mais son coeur est au Brésil ; il revient à São Paulo en 1994, ouvre son restaurant D.OM. en 1999 puis, dix ans plus tard, Dalva e Dito. Son travail est largement reconnu au Brésil et à l’étranger.
Alex Atala puise son inspiration dans l’immense variété des terroirs brésiliens et plus particulièrement dans cette Amazonie où il a passé son enfance. Il parcourt le pays, rencontre des producteurs et recueille inlassablement les savoir-faire locaux. Sa cuisine allie la maîtrise technique acquise en Europe et l’âme de la cuisine brésilienne traditionnelle.




25 janvier 2012

Connaissez-vous le pari des Chefs ?

Paris vaut bien une messe ... créative

Mickael Jonsson chef de Hedone à Londres et le MC Andréa Pétrini  - Photo C Franck Verdier

Partage de goûts et couleurs lors du Paris des chefs tenu en ce début de semaine à la Maison de la  Mutualité.
Un thème, surface et peau, bien choisi dans cette Maison de la Mutualité venant juste de faire peau neuve sous la plume ferme et vive de Jean-Michel Wilmotte.

Drôle de pari en effet que celui de mélanger créateurs et chefs... comme huile et eau, certains s'avèrent non miscible, pour d'autres la fusion s'obtient au premier mot, à la première note. Tentative gagnée pour cette première parisienne du Paris des chefs.
Le public nombreux et varié apprécie cette extrapolation créative de la cuisine. Au Paris des chefs ce n'est pas la cuisine dans sa démonstration qui importe, mais la quête de ses racines créative : un pari réussi.

Wynton Marsalis musicien et David Kinch, chef du restaurant Manresa à Los Gatos CA - Photo C Franck Verdier 
Mickael Jonsson, chef du restaurant Hédone à Londres et Bambi - Photo C Franck Verdier 
Fernando et Humberto CAMPANA (designers, Brésil) et Alex Atala chef du restaurant D O M à Sào Polo BRA