12 mars 2010

Connaissez-vous le bébé et Guy Savoy ?


Le bébé et l'eau à la bouche !

Drôle d'histoire survenue cette semaine à l'un des plus talentueux boulanger de Paris, Christophe V. chez l'un des plus talentueux Chef parisien, Guy S.

Voilà l'histoire "Souhaitant fêter l'exercice exceptionnel de mon entreprise pour 2009, je décide d'inviter mon comptable et ma femme pour un déjeuner gastronomique au 18 rue Troyon. Nous sortons nos plus beaux habits, Anne enmaillotte Eugénie (le bébé) contre elle et lorsque nous nous présentons devant l'entrée, on nous annonce brutalement : "désolé, mais nous ne pouvons pas laisser entrer madame avec son enfant..."!
Un instant, je crois à une mauvaise farce, mais non, nous sommes bien refoulés au prétexte que notre enfant pourrait gêner les autres clients du restaurant. 
Puis, voyant ma mine déconfite, le maître d'hôtel nous propose alors de nous installer dans le salon d'en face. Trop tard, je pars sur le champs, triste et furieux. C'était il y a 24 heures et ma colère n'est toujours pas retombée.
Comment ose-t-on traiter les femmes ainsi..? Depuis quand les restaurants gastronomiques sont-ils devenus des clubs exclusifs..?
En pleine semaine de célébration de la journée de la femme..!
Je te précise que lorsque nous sommes arrivés, à 12H45, la salle était pleine et bruyante, qu'Eugénie dormait contre sa mère et que nous n'avions rien amené d'encombrant."

Alors, Mr Guy S. un nouveau picto pour votre restaurant, dans les guides ?


Quelques précision apportées par Christophe V ....
Je rajouterais que c'est aussi une question de service : on se rend dans un *** pour une prestation globale assiette, décors ET SERVICE. Aussi, que dire d'un maître d'hôtel qui t'accueille en te refoulant d'abord et sans ménagement, puis, qui te propose ensuite une solution. D'autant que la méprise vient de lui puisque je l'avais appelé la veille pour lui expliquer que nous venions avec ma femme et notre enfant qu'elle porterait sur le ventre, ce qu'il avait interprété par "elle est enceinte". Il aurait fait son travail de pro en comprenant immédiatement la méprise, il nous aurait tout de suite proposé de nous installer au calme dans le petit salon privatif d'en face. J'aurais trouvé cela une grande marque d'attention et je me serais senti traité en roi et non pas jeté comme un indigent.

9 commentaires:

ada a dit…

je comprend très bien le restaurant. certains parents sont sans gène,laisse brailler leurs enfants, ne les changent pas quand les couches sont sales,donne le sein a table etc.......
quand on a les moyens d'aller chez savoy , on peut s'offrir une baby sitter

foodista a dit…

Mais oui, il en est heureux ainsi ! La place d'un bébé n'est pas au restaurant !!! Qui plus est dans un trois étoiles où l'on vient rechercher un certain raffinement... Que se serait-il passé s'il s'était réveillé et s'était mis à hurler ???? Je salue cette décision courageuse du restaurant (pas dans l'air du temps, quand les parents ne savent plus se séparer de leurs enfants et les associent systématiquement à tous types d'activités, effaçant les frontières entre l'âge adulte et l'enfance) d'autant que Guy Savoy, fort soucieux d'initier les jeunes (12 17 ans) à la gastronomie, les invite gracieusement dans tous ses restaurants lorsqu'ils sont accompagnés de deux adultes. Monsieur V offre-t-il un pain à tout adolescent accompagnant ses parents à la boulangerie ???????

Bruno Verjus a dit…

C'est drôle, mais moi je ne suis pas de votre avis, je pense que l'on peut se rendre dans un *** avec un bébé. Tout est une question d'éducation et de savoir vivre.
Après tout il faut peut être pratiquer un questionnaire préalable, lors de la réservation, comme à New York chez Per Se par exemple, pour tout savoir des convives et les informer des conditions commerciales.

christophe vasseur a dit…

Je suis, comme Bruno, étonné par ces premières réponses.
Ada, vous oubliez qu'un nourrisson de 4 mois qui est allaité peut difficilement être séparé de sa mère.
Foodista, je m'étonne que vous pensiez que le ticket moyen est chez moi de 25O euros par tête. Le jour où ce sera le cas, j'offrirai effectivement le goûter à tout enfant qui accompagnera ses parents.
Mais le propos n'est pas dans cette joute stérile. Le vrai débat est celui de la place des femmes dans notre société. Aujourd'hui, une femme qui donne la vie perdrait en liberté et se retrouverait reléguée à celle d'un citoyen de seconde zone..?!
Quant à l'épisode du restaurant, évidemment que c'est une question d'éducation.! Vous ne pensiez tout de même pas que nous nous imaginions entrer dans un tel lieux avec un enfant braillard et une poussette.!
Bref, c'était la journée de la femme ce mardi. Il me semble que certains débats méritent un peu plus d'exposition.

Laetitia a dit…

Rien à voir avec le nombre d'étoiles.
La première lecture m'a un peu surprise, trouvant Savoy un peu gonflé, et bien sûr très désagérable.
La seconde, et les commentaires me font me rappeler de la fois où je me suis retrouvée à la table d'une jeune femme donnant le sein à son bébé de quelques mois. C'était chez Kaspia, j'étais gênée autant pour elle que pour tous les convives de l'établissement.
Entre les deux, il y effectivement ce qu'on doit appeler le savoir-vivre et l'éducation.

ada a dit…

je comprend qu'un bébé de 4 mois doive rester avec sa mère et que cela dépend du niveau d"éducation des parents mais que se passe t'il si l'enfant se met a hurler entre l'entrée et le plat principal, les parents vont ils quitter le restaurant ou provoquer une tension avec le personnel et les autres clients ? les parents peuvent attendre quelques mois avant d'aller dans un ***. chaque période de la vie a ses plaisirs

gerardpoirot a dit…

Quelle drôle d'idée d'avoir envie de fêter un événement exceptionnel chez Guy Savoy... qui fait plus dans la grande cavalerie que dans l'intime. Cher Christophe, vous auriez pu aller à l'Agapé : moins cher, très pointu sur les vins et, surtout, un accueil et un service adorables.
GP

Cerise a dit…

à laetitia, permettez moi de croire que s'il y avait de la gêne, la maman allaitante ne l'était pas, et que si j'avais été présente, je ne l'aurais pas été non plus. Quoi de plus naturel que de nourrir un bébé dans un restaurant, finalement ? et quel bébé gâté de pouvoir goûter de bonnes saveurs dès ses premiers mois !!! et quelle liberté pour la maman de pouvoir continuer à vivre et à profiter de tous les plaisirs de la vie, y compris une bonne table, avec son bébé. pourquoi faudrait-il que les jeunes mères doivent rester cantonnées chez elles au motif qu'elles allaitent ?

Cachez ce sein que je ne saurais voir ! disait un célèbre Tartuffe.

Anonyme a dit…

Je ne vois pas très bien le rapport avec le débat sur la place de la femme dans la société! C'est un peu une extrapolation. Il n'y a rien de plus touchant qu'une femme qui a donné la vie mais est-ce que la vraie question ce ne serait pas le bien-être du bébé et non la liberté de la mère? De plus, je ne pense pas que la promiscuité avec les autres convives d'un restaurant soit très approprié pour allaiter son enfant. Je ne suis absolument pas contre dans des espaces publics, qui permettent un minimum de distanciation avec les autres. C'est quand même quelque chose de très intime l'allaitement, un moment précieux dans la vie d'une femme et de son enfant. Et on ne peut jamais prévoir quand un nouveau-né va pleurer, crier, ce n'est absolument pas une question d'éducation. C'est magnifique de donner la vie, mais c'est franchement chiant d'entendre des bébés pleurer quand on est dans un resto "classe".